Davantage de moyens pour les crèches

Pour le cdH, mieux répondre aux besoins des familles – en offrant notamment un accueil pour les tout-petits, de qualité et accessible à tous – est une priorité. Pour qu’ils puissent se développer et assurer leurs missions, la plupart des milieux d’accueil peuvent compter sur des subventions publiques mais aussi sur la participation financière parentale. Cette participation est déterminée en fonction du revenu des parents : plus leurs salaires nets sont élevés, plus ils contribuent, et vice versa. Toutefois, selon le public qui fréquente le milieu d’accueil, il peut y avoir des différences notoires de moyens entre milieux d’accueil (parfois au sein d’un même quartier).

Plusieurs mécanismes existent pour contrebalancer cette différence de moyens financiers. Pour les parents dont les revenus sont peu élevés, l’« intervention accueil » permet un soutien financier direct. Du côté des milieux d’accueil, un système de solidarité est mis en place pour permettre à ceux qui obtiennent plus d’argent que la moyenne de mettre ces revenus à disposition de ceux qui en obtiennent moins. C’est ce que l’on appelle le mécanisme de « rétrocession péréquation ».

Au fur et à mesure des années, il s’est avéré que ce mécanisme et cette méthode de calcul donnaient lieu à un boni. En conséquence, les milieux d’accueil «mieux nantis» aimeraient profiter davantage des moyens excédentaires dont ils disposent et les «moins bien lotis» se disent qu’ils pourraient utiliser à bon escient le fruit de ce surplus de solidarité.

Interrogée en commission par Véronique Salvi, la Ministre Alda Greoli a annoncé une révision du système qui profitera davantage à l’ensemble des milieux d’accueil. Résultat : les milieux qui rétrocèdent déjà devront moins donner et ceux qui reçoivent obtiendront davantage. Le Gouvernement a approuvé cette mesure à la fin du mois d’avril lors du conclave budgétaire.

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