Qui suis-je?

Personnellement…

Parler de mon engagement politique, c’est forcément vous parler de ma vie, parce qu’il en est la continuité.

Ce qui me vient à l’esprit en premier lieu, c’est le fait que j’ai 4 enfants, 3 garçons de 22, 18 et 15 ans, et une fille de 7 ans. Je suis donc mère de « famille nombreuse », et je suis continuellement en prise avec les questions que nous nous posons tous, je suppose. Enfin je le crois.

Faut-il être plus exigeante, ou laisser libre cours à l’épanouissement de leur personnalité ? Comment bien les suivre à l’école ? Faut-il les tenir à la culotte ou les responsabiliser ? Suis-je assez présente pour eux, assez à leur écoute ? Ou est-ce que je les couve trop ? Plus pratiquement, comment aménager la maison pour que chacun ait son espace ? Comment payer l’inscription des deux grands, tout en assumant les cotisations des deux plus petits ? Comment mieux s’organiser pour fournir à la famille une alimentation plus saine? Trop d’écran ? Trop gâtés ? … . Vous l’aurez compris, même en étant députée, et en disposant d’un salaire généreux pour le temps que ça dure : ), je reste très connectée au quotidien !

Par ailleurs, à un moment, je me suis retrouvée mère de famille monoparentale. Par la suite, je me suis remariée avec un homme très gentil, par ailleurs déjà père d’une jeune fille. Nous constituons donc aujourd’hui une vaste famille recomposée, et on apprend tous les jours à … composer avec ses diverses composantes.

 

Professionnellement…

Deux tranches de vie importantes pour moi.

L’une en tant que professeur de français.

L’autre en tant que collaboratrice de parlementaires que j’ai admirés : René THISSEN, André SMETS, Melchior WATHELET, puis Marie-Martine SCHYNS. En toute sincérité, c’est ce qui m’a donné l’envie de me présenter aux élections communales. D’un côté, ce n’était plus un univers qui m’était totalement inconnu, et je croyais avoir des notions qui me permettent de me débrouiller. De l’autre, et on en revient à mon vécu, je pensais, et c’était un peu prétentieux, que j’avais « quelque chose à dire », une expérience de vie qui me rendrait attentive et sensible au vécu de mes concitoyens, un intérêt pour des sujets moins souvent traités … . Depuis lors, je suis revenue à plus d’humilité.

 

Politiquement…

Il n’empêche que le train (disons la locomotive à vapeur) était lancé, et qu’une chose en entraînant une autre, j’ai été conseillère communale dans l’opposition, puis conseillère provinciale de l’opposition (un poste dont j’ai démissionné tant je trouvais l’institution pompeuse et inutile), puis présidente de CPAS, puis enfin, depuis mars dernier, députée régionale.

En tant que présidente du CPAS, je me suis surtout rendue compte combien mes petits déboires personnels étaient dérisoires par rapport aux difficultés cumulées de certains. Et combien il était arrogant de penser que l’on pouvait ainsi prendre des décisions par rapport à la vie des autres … . Mais bon, j’y étais et j’ai essayé de faire au mieux, en apprenant de plus en plus sur le fonctionnement de cette noble institution, et en dépassant au quotidien les idées toutes faites et les jugements péremptoires. Tout au long de cette belle expérience, une question ne m’a pas quittée : je n’ai cessé de me demander ce que je ferais à la place de telle ou tel « bénéficiaire » en difficulté.

Et puis, un coup du sort. Alors que j’avais figuré sur une liste régionale à une place obscure (mais avec conviction et l’envie de soutenir une équipe), une conjonction d’éléments a fait que c’était moi, la suppléante de Marie-Martine SCHYNS, appelée elle à devenir Ministre de l’Enseignement. Depuis mai 2016, je siège ainsi à la Commission Education du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et aux Commissions Economie et Affaires générales du Parlement de Wallonie. J’ai eu la chance d’hériter de compétences qui me concernent toutes plus ou moins directement, ou du moins qui m’intéressent.

 

A la Commission Enseignement, je me sers de mon expérience de professeur pour participer activement aux travaux du Pacte pour un Enseignement d’Excellence.

A la Commission Economie, je me spécialise petit à petit dans les matières en rapport avec le commerce de détail et les circuits courts.

A la Commission Affaires générales, j’ai l’occasion de suivre les compétences du Ministre-Président Paul MAGNETTE : notamment les relations internationales, mais aussi les grands projets transversaux qui concernent tous les ministres (dossiers FEDER, Plan de lutte contre la pauvreté, consommer Wallon, …), et les relations avec la Communauté germanophone.